JE SUIS VIEUX ET JE T'EMMERDE !Portraits d'une vieillesse insoumise
Quand l'âge devient un acte de résistance
"Je suis toujours là. Je vois, j’entends, je ris, je résiste. Et je n’ai pas fini de vous surprendre."
La société nous dit que la vieillesse, c’est l’effacement. Qu’on doit disparaître poliment, laisser la place, devenir transparent. Mais il y a ceux qui refusent. Après Silhouettes, où j’explorais l’invisibilité comme un cycle naturel, ce projet célèbre ceux qui choisissent de rester visibles. « Je suis vieux et je t’emmerde’ n’est pas une insulte. C’est une déclaration de liberté. »
Présentation du projet
Le concept : Un diptyque pour chaque portrait
Chaque personne est représentée par deux images qui dialoguent entre elles :
Un portrait en noir et blanc avec de la farine : La farine, c’est l’âme, la mémoire, l’éphémère. Elle évoque ce qui reste de nous quand tout le reste s’envole : nos rêves, nos combats, nos rires.
Un portrait contextuel : La personne dans son environnement, avec des poses exagérées, des accessoires symboliques, ou des mises en scène théâtrales.
Pourquoi ce diptyque ? Parce que la vieillesse, c’est à la fois ce qu’on a été et ce qu’on est aujourd’hui.


Ma Démarche Artistique
Le noir et blanc comme langage universel
Le noir et blanc épure l’image pour ne garder que l’essentiel : les formes, les émotions, les contrastes. Contrairement à Silhouettes, où je capturais des instants volés, ici, je travaille avec mes modèles :
- Je les interviewe pour comprendre leur histoire, leurs combats, leurs rêves.
- Je les mets en scène pour créer des images qui racontent qui ils sont.
- Je collabore avec eux sur la direction artistique (environnements, tenues, accessoires, poses).
Résultat : Des portraits qui ne sont pas de eux, mais par eux.


Un livre pour ceux qui refusent de disparaître
Ce livre est pour eux. Pour Marie, pour Jacques, pour Hélène, et pour tous les aînés excentriques que je vais rencontrer. « Je suis vieux et je t’emmerde », c’est un hommage à ceux qui choisissent de rester visibles, de continuer à interagir avec le monde, de défier les attentes.
C’est aussi une réflexion sur la vieillesse comme acte de résistance : et si vieillir, c’était juste une autre forme de liberté ?
